Point important pour un meilleur suivi des maladies chroniques

Pendant des campagnes de dépistage et de prise en charge de l'hypertension et du diabète de l'ONG MedCom dans les quartiers périphériques de Niamey, parmi le grand nombre de personnes atteintes, il ressort qu'environ 20% connaissaient leur statut mais n'ont pris le traitement leur ayant été prescrit lors d'une ancienne consultation qu'une seule fois et ont arrêté par la suite. Les raisons invoquées sont au nombre de 2:

  • Certains n'avaient pas du tout compris que leur maladie est une maladie de long cours et que le traitement devait être pris en permanence, sauf sur décision du médecin.
  • D'autres ont pu acheter le médicament une seule fois avec l'aide des parents mais n'ont pu continuer car le traitement qui leur a été prescrit est hors de leur pouvoir d'achat et ils ne bénéficient d'aucune assurance maladie.

Dans la prise en charge des maladies non transmissibles, il est important pour les médecins praticiens de prendre le temps d'expliquer aux patients la longévité de leur maladie, la permanence du traitement et de choisir des médicaments dont ils pourront supporter le coût.

La fourchette des molécules et des prix sur le marché pharmaceutique pour une même affection est tellement large. Cela laisse le choix au médecin de concilier traitement et pouvoir d'achat pour des affections durables chez des personnes qui n'ont pas beaucoup de moyens.