Les personnes à risque pour les formes graves du Covid-19

Les différentes études effectuées jusque là ont permis de définir un profil de personnes le plus à risque d'être atteint d'une forme grave de Covid-19.

Voici une liste des personnes désignées comme les plus vulnérables :

  • Les personnes âgées :

Les statistiques des pays occidentaux montrent que 70% des personnes en réanimation ont plus de 75 ans. Plus de 95 % des décès concernent des personnes âgées de plus de 60 ans.

  • Les personnes qui souffrent d’une maladie chronique :

Les personnes souffrant d’insuffisance rénale, de maladie cardiaque, d’hypertension artérielle ou autres antécédents cardiovasculaires sont plus vulnérables face au nouveau coronavirus. Les diabétiques le sont aussi surtout en cas de déséquilibre de la glycémie, de même que les personnes souffrant d’un déficit immunitaire, celles porteuses d’un VIH non contrôlé par exemple. Enfin, les personnes atteintes d’un cancer sont à risque car elles sont affaiblies à la fois par la maladie et la chimiothérapie.

En cette période de pandémie où toutes les autres affections sont reléguées au second plan, il est important de veiller au suivi des porteurs de maladie chronique, de veiller à leurs consultations de contrôle et à leur traitement.

Pour les malades souffrant d'affections chroniques inflammatoires, et qui sont sous traitement anti-inflammatoire, il faut discuter avec le médecin traitant de l'éventuel changement de médicaments, vu que plusieurs anti-inflammatoires sont déconseillés.

Qu’en est-il des personnes asthmatiques ?

L' asthme, maladie inflammatoire et chronique des bronches touche des millions de personnes dans le monde. A priori, l’asthme des jeunes n’est pas un facteur de risque. Seul un asthme non contrôlé ou un asthme qui s’est transformé en broncho-pneumopathie obstructive, surtout chez des personnes âgées, est un facteur de risque. L’asthme n’est pas un facteur de risque s’il est bien contrôlé, notamment par les corticoïdes inhalés, ce pourquoi il faut continuer à prendre ce traitement s’il est prescrit.

  • Les personnes obèses

Les personnes obèses (avec indice de masse corporelle > 40 kg/m²) sont aussi vulnérables, selon les experts. Ce risque a été conclu par l’observation d’un grand nombre de jeunes en surpoids ou obèses qui ont dû être hospitalisés en service de réanimation.

  • Le cas des femmes enceintes

Par manque de données et par précaution, il est recommandé d’appliquer les mesures «barrières», surtout lors des derniers mois de grossesse. Car comme toute infection au dernier trimestre, certains symptômes – notamment la fièvre ou la toux – peuvent augmenter des risques d’accouchement prématuré.

Une étude retraçant le parcours de neuf femmes enceintes, hospitalisées fin janvier à Wuhan avec un Covid-19, ne décrit toutefois aucune forme sévère de la maladie, et aucun décès chez les mères et leurs enfants. Contrairement à la grippe et à d’autres infections respiratoires, qui sont responsables de formes plus sévères chez les femmes enceintes, le coronavirus donne lieu à des signes cliniques identiques à ceux rapportés par des patientes adultes non enceintes. Autre point rassurant de l’étude chinoise publiée dans la revue The Lancet, il n’y a aucune preuve de transmission intra-utérine du virus chez les femmes en fin de grossesse.

Conclusion

Pour une meilleure lutte contre le virus du Covid-19, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques et les personnes obèses doivent se confiner quand c’est possible, s’interdire les visites et se protéger rigoureusement par les gestes-barrières.